La vie

Analyse de la "critique" de Platon

Analyse de la "critique" de Platon


We are searching data for your request:

Forums and discussions:
Manuals and reference books:
Data from registers:
Wait the end of the search in all databases.
Upon completion, a link will appear to access the found materials.

Le dialogue "Crito" de Platon est une composition originaire de 360 ​​av. J.-C. qui dépeint une conversation entre Socrates et son riche ami Crito dans une cellule d’une prison à Athènes en 399 av. J.-C. Le dialogue couvre le sujet de la justice, de l’injustice et de la réponse appropriée à apporter aux deux. En exposant un argument faisant appel à la réflexion rationnelle plutôt qu’à une réponse émotionnelle, le personnage de Socrate explique les ramifications et les justifications d’une évasion de prison pour les deux amis.

Synopsis de la parcelle

Le cadre du dialogue de Critique "Crito" est la cellule de Socrate à Athènes en 399 av. J.-C. Quelques semaines auparavant, Socrates avait été reconnu coupable d'avoir corrompu le jeune adolescent et condamné à mort. Il a reçu la phrase avec son équanimité habituelle, mais ses amis sont désespérés pour le sauver. Socrate a été épargné jusqu'à présent car Athènes ne procède à aucune exécution. La mission annuelle envoyée à Délos pour commémorer la victoire légendaire de Thésée sur le minotaure est toujours absente. Cependant, la mission est attendue dans les prochains jours. Sachant cela, Crito a exhorté Socrate à s'échapper pendant qu'il est encore temps.

Pour Socrate, l'évasion est certainement une option viable. Crito est riche; les gardes peuvent être achetés; et si Socrate devait s'échapper et s'enfuir dans une autre ville, ses procureurs s'en moqueraient. En réalité, il serait parti en exil, et cela leur suffirait probablement. Crito expose plusieurs raisons pour lesquelles il devrait s'échapper, notamment que leurs ennemis penseraient que ses amis sont trop timides ou trop timides pour le faire échapper, qu'il donnerait à ses ennemis ce qu'ils veulent en mourant et qu'il a une responsabilité envers lui. les enfants à ne pas les laisser sans père.

Socrate répond en disant tout d'abord que la manière dont on agit devrait être décidée par réflexion rationnelle et non par appel à l'émotion. Cela a toujours été son approche et il ne va pas l'abandonner simplement parce que sa situation a changé. Il écarte d'emblée l'anxiété de Crito à propos de ce que les autres vont penser. Les questions morales ne doivent pas être soumises à l’avis de la majorité; les seules opinions qui importent sont celles de ceux qui possèdent la sagesse morale et comprennent vraiment la nature de la vertu et de la justice. De la même manière, il met de côté des considérations telles que le coût de l'évasion ou la probabilité de réussite du plan. De telles questions sont toutes totalement hors de propos. La seule question qui compte est la suivante: est-ce que tenter de s'échapper serait moralement juste ou moralement faux?

Argument pour la moralité

Socrate construit donc un argument en faveur de la moralité de l'évasion en disant que, premièrement, il n'est jamais justifié de faire ce qui est moralement mauvais, même en légitime défense ou en représailles d'une blessure ou d'une injustice subie. En outre, il est toujours faux de rompre un accord passé. En cela, Socrates affirme avoir conclu un accord implicite avec Athènes et ses lois, car il jouit de soixante-dix ans de toutes les bonnes choses qu’elles apportent, notamment la sécurité, la stabilité sociale, l’éducation et la culture. Avant son arrestation, il affirme en outre qu'il n'a jamais critiqué les lois ni tenté de les modifier, et qu'il n'a pas quitté la ville pour aller vivre ailleurs. Au lieu de cela, il a choisi de vivre toute sa vie à Athènes et de bénéficier de la protection de ses lois.

Echapper à la justice serait donc contraire à son accord sur les lois d'Athènes et ce serait même pire: ce serait un acte qui menace de détruire l'autorité des lois. Par conséquent, Socrate affirme qu'il serait moralement répréhensible d'essayer d'éviter sa peine en s'échappant de prison.

Respect de la loi

Le cœur de la discussion est rendu mémorable en étant mis dans la gueule des lois d'Athènes que Socrate imagine personnifiées et en venant l'interroger sur l'idée de s'échapper. En outre, des arguments subsidiaires sont incorporés dans les principaux arguments décrits ci-dessus. Par exemple, les lois affirment que les citoyens leur doivent le même genre d'obéissance et de respect que les enfants envers leurs parents. Ils brossent également un tableau de ce qui se passerait si Socrate, le grand philosophe de la morale qui a passé toute sa vie à parler avec tant de sérieux de la vertu, enfilerait un déguisement ridicule et se réfugierait dans une autre ville simplement pour avoir encore quelques années de vie.

L'argument selon lequel ceux qui bénéficient de l'État et de ses lois ont le devoir de respecter ces lois, même lorsqu'ils le font, semble aller à l'encontre de leur intérêt personnel immédiat, est convaincant, facile à comprendre et probablement encore accepté par la plupart des gens. L'idée que les citoyens d'un État, en y vivant, concluent un pacte implicite avec celui-ci, a également été extrêmement influente et constitue un principe central de la théorie du contrat social ainsi que des politiques d'immigration populaires en matière de liberté de religion.

En parcourant tout le dialogue, cependant, on entend le même argument que Socrates avait donné aux jurés lors de son procès. Il est ce qu'il est: un philosophe engagé dans la recherche de la vérité et la culture de la vertu. Il ne va pas changer, peu importe ce que les autres pensent de lui ou menacent de lui faire. Toute sa vie montre une intégrité distinctive, et il est déterminé à le rester jusqu'au bout, même s'il doit rester en prison jusqu'à sa mort.


Video, Sitemap-Video, Sitemap-Videos